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ans
la Province de Mantoue, au nord de l’Italie, un petit village entre ce
jour-là dans l’histoire : c’est Solferino, le 14 juin 1859. L’empereur
Napoléon III, à la tête d’une armée franco-piémontaise, écrase les
Autrichiens. La bataille est extrêmement meurtrière. Des milliers de
blessés agonisent faute de soins.
Témoin de cette tragédie, un citoyen suisse, Henry Dunant,
improvise des secours avec le concours des populations civiles locales.
Il assiste sans discrimination les soldats des deux camps. Il publiera à
son retour l’un des premiers reportages de guerre, « Un Souvenir de
Solferino », dans lequel il dénonce les horreurs des combats.
Cinq ans après,
l’idée d’Henry Dunant a fait son chemin. Un comité de cinq personnes
s’est constitué à Genève afin d’examiner les moyens à mettre en œuvre
pour protéger les blessés sur les champs de bataille. Une conférence
internationale se réunit à Genève. Seize nations y participent, dont la
France. Ils décident de créer, dans chaque pays, des comités de secours
et choisissent un emblème : une croix rouge sur fond blanc,
inverse du drapeau Suisse.
Les États adoptent des règles internationales définissant le sort des
personnes aux mains de l’ennemi et qui ne participent pas au combat : ce
sont les Conventions de Genève dont la première vit le jour le 22 août
1864. Le Droit
International Humanitaire a été adapté au fil des ans, sous l’égide du
CICR, en fonction de l’évolution de la guerre moderne.
A Colombes, le premier comité naît en juin 1893 sous l’impulsion de quelques femmes
influentes et dynamiques. L’association des Dames Françaises vient en aide aux
plus défavorisés en créant un ouvroir (fabrication de vêtements,
tricots, etc.). Elles financent leurs actions caritatives en
organisant de nombreuses fêtes et bals pour les adultes et les
enfants. Durant les
inondations de 1910, elles aident de nombreuses familles de Colombes à
se reloger et à racheter des meubles. Pendant la Grande Guerre, elles
forment les premières infirmières et ambulancières et gèrent un hôpital
auxiliaire tout au long des années de conflit dans les locaux de
l'institution Jeanne d'Arc. En 1922, elles
gèrent l’infirmerie du stade de Colombes et assurent les premiers soins
durant les Jeux Olympiques de Paris de 1924.
Malgré l’Occupation, la
délégation de Colombes n’a jamais cessé de fonctionner sous l’impulsion
de ces femmes courageuses et le premier poste de secours naît en 1943 et
intervient après chaque bombardement sur Colombes.
En 1975, Colombes
est l’une des premières communes à participer au réseau de secours.
Aujourd’hui, la délégation assure toujours l’aide aux plus démunis et
intervient toujours sur le réseau de secours.
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